Entreprendre en france pour le tourisme

Nous sommes vingt-et-une entreprises leaders sur le marché, au niveau national ou européen et, pour certaines d’entre elles, au niveau mondial.

Nous sommes toutes des entreprises concernées par le tourisme,

  • soit parce que nous offrons directement des services aux touristes,
  • soit parce que nous faisons partie de sa chaîne de valeur.

En décidant de nous réunir dans une alliance, nous voulons faire apparaître le tourisme comme une filière cohérente et un pilier majeur de notre économie.

C’est parce que nous concentrons notre démarche sur le tourisme dans notre pays que notre dénomination évoque les coordonnées géographiques de la France.

En mettant en commun notre expérience et notre vision stratégique, nous voulons faire bouger la perception d’un secteur décisif pour la croissance et pour l’emploi en France.

En effet, nous pensons que le tourisme français n’apparaît :

  • ni comme une filière très diversifiée dont les acteurs sont liés par une même chaîne de valeur,
  • ni comme une industrie majeure génératrice de 2,2 millions d’emplois, de 7, 3 points de PIB et qui constitue le premier poste positif de notre balance des paiements.

Si le tourisme n’est pas reconnu comme un pilier majeur de notre économie, c’est qu’il n’apparait pas comme tel aux yeux de l’opinion publique, des relais d’opinions, ou des décideurs.

Trois éléments principaux :

  • D’abord que, au-delà de leur diversité, les principaux métiers du tourisme apparaissent, aux yeux du grand public et des décideurs publics, comme les acteurs d’une même chaîne de valeur et liés par les mêmes intérêts fondamentaux.
  • Ensuite que cette « force commune » fasse ressortir les éléments de stratégie qui la cimentent. C’est essentiellement une affaire de dialogue au sein du secteur, d’études économiques à conduire et de propositions à élaborer.
  • Enfin que cette image et ces éléments de stratégie soient partagés par les décideurs publics.

Ce sont les raisons pour lesquelles le modèle adopté par Alliance 46.2 est celui d’un club d’entreprises qui, s’appuyant sur la notoriété de quelques grandes entreprises du tourisme, est à même de faire émerger à la fois une image commune du secteur et des axes stratégiques susceptibles de lever les freins qui entravent toute la filière.

Ces entreprises, qui disposent d’une place de leader dans le tourisme en France (transporteurs, hébergeurs, restaurateurs, commerces, industriels du luxe, gestionnaires d’activités et d’infrastructures, financiers, investisseurs…) veulent, en s’appuyant sur une petite équipe opérationnelle, rendre visible ce secteur dans l’opinion et sensibiliser les acteurs publics sur ses enjeux stratégiques.

Nous sommes en effet décidés à faire bouger les choses, car le tourisme français est confronté à de sérieux défis.

Dans le contexte d’un marché du tourisme en pleine croissance au niveau mondial (+ 5% en 2013), le tourisme français est confronté à de sérieux défis.

Depuis au moins 10 ans le tourisme réceptif français, s’il reste leader mondial en terme d’arrivées (83 millions en 2012), perd des parts de marché non seulement au niveau mondial mais également au niveau européen et même au sein de l’ensemble qu’il forme, au sein de la zone euro, avec ses principaux voisins. Ainsi, pour 100 touristes étrangers reçus en 2000, la France en reçoit aujourd’hui 108, l’Espagne 127 et l’Allemagne 160. Pour 100€ gagnés du tourisme international en 2000, la France en gagne aujourd’hui 117, l’Espagne 134 et l’Allemagne 147. En valeur, avec 48,6 Md€ de recettes en 2012, il n’est que troisième mondial et va bientôt laisser sa troisième place à la Chine.

La récente dégradation du rang de la France dans le principal index international de compétitivité touristique, quels qu’en soient les fondements, doit être considérée comme un signal d’alerte nécessitant une mobilisation de l’ensemble des acteurs du secteur.

Le niveau des dépenses par touriste étranger reste très largement inférieur en France à ce qu’il est chez d’autres pays leaders. Si la France atteignait le niveau de recette unitaire de l’Espagne, c’est un supplément de 24,6 milliards d’euros qu’elle engrangerait, correspondant à environ 150.000 emplois salariés supplémentaires dans le secteur. Si elle atteignait le niveau de recette unitaire des Etats-Unis, ce serait un supplément de revenu de 65,3 milliards d’euros dont elle bénéficierait permettant la création de 400.000 emplois.

Quant au tourisme domestique, avec une baisse de 0,4%, son évolution en volume a été négative en 2012 pour la troisième fois en quatre ans, soit une évolution parmi les plus faibles en Europe.

Par ailleurs, les investissements ont fortement diminué en 10 ans et aucun grand projet structurant n’a vu le jour depuis Euro Disney il y a 20 ans.

Pour atteindre ces objectifs, Alliance 46.2 se donnera les moyens pour :

  • Conduire des études économiques pour mettre en évidence l’impact en termes d’emplois et de croissance soit de projets des pouvoirs publics, soit de propositions de la profession.
  • Elaborer, grâce à l’expertise de ses membres ou de spécialistes extérieurs, des propositions concrètes et réalistes en direction des pouvoirs publics.
  • Assurer une communication professionnelle sur des thèmes décisifs.
  • Organiser ou participer à des évènements médiatiques pour forger et diffuser une image forte du secteur.

Les principaux thèmes seront :

  • la fiscalité sous ses multiples formes,
  • les règles et les procédures d’urbanisme,
  • la sécurité des touristes,
  • les obligations légales (particulièrement en matière de responsabilité),
  • l’organisation et le financement de la promotion sur les marchés domestiques et surtout internationaux,
  • les procédures de délivrance des visas,
  • la place de Paris comme place de marché international du tourisme,
  • les règles d’ouverture des commerces le soir et le dimanche,
  • les financements des investissements,
  • l’innovation en matière de développement des produits,
  • l’emploi et la formation,
  • la compétitivité touristique des territoires.